60km de vélo, 12km de course à pied et 3 heures de natation pour sortir des saints de glace en un week-end démarré sous des trombes d’eau, achevé par un joli ciel bleu ensoleillé. Il fallait bien au moins cela pour nettoyer les bronches et m’extirper du poids de la fatigue, emmener enfin mes palmes à la séance de natation et sentir la première crampe au mollet, placer deux culbutes à la séance du vendredi, plutôt réussies qui plus est, avant d’enchaîner sur la séance du samedi axée elle sur la rapidité, une notion qui m’est très étrangère à la nage. J’ai un déclic le vendredi sur la brasse coulée, je ne m’y attendais pas, j’intègre enfin le geste. Entre les deux séances et entre plusieurs déluges de pluie entrecoupés d’orage, un petit footing permet de me retrouver un rythme, beaucoup trop lent encore, je continue de tousser. La sortie de course à pied du lendemain me prend comme une envie subite au petit matin, parce que je me lève plus tôt que prévu et que le soleil est définitivement au rendez-vous dans un ciel immaculé, il faut que j’aille voir cela de plus près, je sors de mon hibernation un peu. Les trottoirs sont secs et je n’ai plus les pieds mouillés comme la veille où je n’ai fait que me changer pour passer des chaussures humides au grand bain avant de retrouver la pluie dehors. Je pars pour huit kilomètres seulement, histoire de ne pas arriver en retard non plus pour la sortie vélo place de la République, les sensations sont agréables dès le début malgré la fraîcheur matinale, il n’y a pas de vent et je ne sens aucune courbature qui cherche à freiner, plutôt un engourdissement général comme un dormeur avant de s’étirer de tout, tout son long. Je retrouve dans la course à pied les défauts identifiés en natation et en cyclisme, je ne m’étire pas suffisamment, je n’exploite pas ma longueur en montant les genoux et en tirant davantage sur les bras, en me grandissant à chaque foulée qu’il faudrait que j’allonge toujours plus aussi. Et je ne me détends pas non plus, comme lorsque je suis crispée sur mon guidon en pleine descente, je ne pense plus à respirer, sans même me rendre compte que je continue en apnée. Tout cela qui m’est apparu de manière flagrante en apprenant à nager le crawl et à mouliner sur un vélo, et que je m’évertue à corriger tout au long de mon apprentissage, je réalise presque avec amusement à quel point ces mêmes défauts m’handicapent dans la course à pied. Il va falloir bientôt que je nage plus vite et que je roule plus longtemps pour courir mieux…

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