des mots plein la bouche
à ras bord du verre
comme un ras le bol
sans aucune goutte
plus un mouvement
la mort de l'émotion
la fête la défaite
ce silence si lourd
et le cœur chargé
d'un trop inutile
les poings enfoncés
dans un souffle court
et encore le ventre
vide accumulé
sans vent dans la voile
ni verbe pire que tout
jusqu'à la folie
à force de faiblesse
une barbarie
beaucoup et plus rien
même pas un peut-être
non plus rien du tout
un ciel assommé
la fin annoncée
tout ça c'est crier

Photo : Pablo Picasso, "Oiseau blessé et chat", 1939.

3 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #157

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