Il y a ce que j’ose

ouvrir

comme un envol vers soi

une question indécente à l’âme 

la traversée d’une inquiétude devenue soudain évidence

pourquoi ce battement d’ailes alors je ne savais que marcher

un papillon frôle mon oreille et me chuchote quelque chose sur toi

Il y a ces choses

c’était là 

déjà

maintenant je vois

plus je vois plus me dévore le désir de tout voir

voir voire revoir ces choses hier seulement absence et attente

tout savoir et savoir aussi que tout ce qu’il y a à savoir s’invente

Il y a ces mots

si souvent dits hier

détruits aujourd’hui à réinventer

une langue sans grammaire ni racines aucun vocabulaire

sujet verbe complètement oubliés mais pas que 

reste la nostalgie de ce qui était

ce désir inspiré qui ne se dit pas

Photo : Édouard Vuillard, « Femme en robe rouge », 1899.

3 réflexions sur “Gedicht #28

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