de Barbarie
le jour en j’en reviendrais
je rapporterais tous ces figuiers
ceux sur lesquels tu m’as fait grimper
pour te cueillir le fruit le plus mûr 
être sûre qu’il soit le plus sucré 

depuis le mât
tout en haut de mon arbre
devenu navire pour un été 
j’ai vu les terres les plus reculées 
paradis sauvages insoupçonnés
tu m’as parlé des navires pirates 

depuis ce jour
sur l’arbre je suis restée
perchée comme l’oiseau qui piaille en cage
tandis que les fruits sont tous tombés 
et le vent violent balaie ma branche
mais ne m’enlèvera pas la vue 

7 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #117

  1. Rholala Isabelle la figue est le fruit de mon enfance et elle en a gardé le goût de soleil et de semi-innocence.
    Quant à ce poème je le trouve sublime songe à les faire publier ces si chouettes textes…

    Aimé par 1 personne

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