je l’imagine à flanc d’une cathédrale sans mur
ce jardin de fraîcheur 

où l’herbe nue désire

je m’imagine assise à l’ombre du rosier

qui me parle de vous

en limant ses épines

elle s’imagine peut-être que je vais l’embrasser

je me prélasse dans l’herbe

me laissant caresser

elle m’imagine ouverte comme la rose en été

sa robe en rêve j’enlève

le reste est

prose et

secret

Photo : Joan Miro, « Mont-roig, l’église et le village », 1919.

4 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #63

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