je cueille le fruit sur l’arbre plutôt que l’admirer
quand d’autres peignent l’orange 
je veux m’en parfumer
le pinceau me chatouille
l’envie de m’y frotter
quel est ce chant d’hier soudain si silencieux 
carte postale reçue
d’un paysage vécu
quand après ton passage
le vent se serait tu
le chant d’un lendemain aujourd’hui disparu
les genoux de l’été
comme les feuilles à l’automne
sont tombés tous à terre
j’écris à l’encre ocre
l’arrière-goût d’une saison manque d’assaisonnement
si le sel de la mer
coule encore sur ma joue
je rêve de menthe poivrée
en croquant dans la pomme

Photo : Brigitte Bardot par Kees van Dongen, 1959.

2 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #60

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