bien sûr c’est spécial
il fait jour
le ciel est sur sa lancée
tu le devances
seule
poursuivant la nuit
le dialogue muet
d’une fuite étoilée
j’ai dédicacé
la rue
les pavés
mes pas silencieux
ont su ta présence
désir en sourdine
c’est son année
mes mains t’ont trouvée
moi j’erre sur le toit

Photo : Joan Miro, « La première étincelle du jour », 1966.

10 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #69

  1. bien sûr les genoux se dérobent

    bien sûr les choses froides se fendent sur la nuit
    et ses murs sempiternels

    on reste suspendus aux grands filets du monde

    à son altérité

    à son opprobre facile

    pourtant creusant au même endroit
    dans la seule saison des yeux on regagne
    sur l’exigu un lieu

    une ficelle

    une maison

    un morceau de jour volatile entre soi et ciel

    la feuille claire d’une folle ascension

    Aimé par 2 personnes

    1. c’est le coeur qui escalade par la fenêtre grande ouverte 
      comme si on pouvait l’ouvrir autrement au premier jour du premier souffle d’une nouvelle saison dans la nouvelle maison dont j’abats les murs pour ne garder que la fenêtre 
      comme s’il pouvait y avoir autre chose dans une saison que la fenêtre de soi vers le ciel pour qu’elle reste ouverte jusqu’au souffle d’après et même après encore que le coeur sera essoufflé
      comme si le coeur pouvait s’essouffler par la grande fenêtre
      ce sera encore la saison pour l’escalader

      Aimé par 3 personnes

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