si et seulement s’il s’arrêtait de pleuvoir
je prévoirais un voyage voir la mer de près
tant qu’ici elle se déverse sur moi je reste
fleurir
je passe même ma vie à ça m’assouplir
le pétale
danser entre les gouttes esquiver
lorsque l’une d’elles m’atteint je la 
laisse s’immiscer
sans arrêt jusqu’à la nuit
le long de ma tige
les autres gouttes
je les évite
on ne peut pas
les aimer toutes à la fois et comme le poète
parler de la pluie et du beau temps tour à tour
moi je préfère inviter la plus intrépide
pour l’égoutter
au premier slow
collé serré
faire humidité
connaissance oh peu s’en faut
prendre le temps
de la border dans la terre ferme
m’émouvoir
de son souvenir très tard le soir
jamais
j’en parle qui parle aux fleurs de toute façon
souvent j’y pense et m’absorbe entière à mon tour
me demandant si elle a senti mon amour
la terre me berce heureuse je m’endors dans ses bras 

Photo : Henri Matisse, « Femme au collier », 1942.
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