aujourd’hui ce sera la joie 

symphonie des sens montez le son

une journée dansée comme jamais sans raison

folie sous la forme d’une carte postale du corps dans l’instant

comme une minuscule décision qui réveille tout entier l’immeuble

la cloche de l’église qui sonne l’éclaircie dans le ciel

le sourire qui fraie le passage parmi eux 

je suis la foule écoutez-moi aller et venir

une carte du coin du lit écrite au saut de la table

partie à la faveur d’une brise par un jour sans vent

deux trois phrases seulement les étirements musculaires  

pour dire le désir sa tension la nuit des tentations sourde obsession

impossible calligraphie trop sinueuse du miel plein les doigts

le timbre colle à mes lèvres comme un baiser qui reste

je signe de quelques larmes amoureuses

Photo : Kobayakawa Kiyoshi, « Danseuse », 1932.

5 réflexions sur “Gedicht #30

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