l’air est chaud il vibre et se décharge sur moi 
je t’imagine 
trop tard le premier éclair tombe
me frappe en plein désir alors que j’écrivais
sur la page son foudroiement dessine des nuages
qui forcent l’arrêt respiratoire 
je lâche tout
et les traits se défoulent avec une précision
que mon stylo cloué sur la table envie presque
c’est un dessin 
plus qu’une écriture ou les deux
comme un rêve qui n’a pas attendu que je dorme
et je peux même toucher tes formes
sur le papier
le tonnerre gronde encore non c’est mon cœur qui bat
l’instant suivant tu étais dans mes bras 
longtemps après 
que mon poème soit venu te toucher

Photo : Frantisek Kupka, « Plans par couleurs, grand nu », 1909.

Une réflexion sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #14

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