dans l’air tyrannisé de l’été 

son ardeur brûle les ailes au matin 

le soleil a envahi les rêves 

d’un printemps trop timide pour durer

il fait mûrir les fruits dans la main

je les cueille par grappes 

et les grappille

un à un

j’ai le temps

tout mon temps

comme l’oiseau qui vole à mes côtés

je trouve dans la nuit terrain d’exil

à l’aube les fauves ont quitté la ville

Photo : Joan Miro, « Le vol de l’hirondelle face au soleil », 1968.

7 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #64

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