Pourquoi ne pas reprendre la course à pied sur le même rythme que la natation, en période de convalescence après un déplacement du bassin la prudence est de mise, j’ai profité d’un retour dans le grand bassin juste avant la fermeture des piscines qui n’a pas été évident parce qu’il me fallait une posture parfaite dans l’eau pour ne pas forcer ou risquer de compenser en aggravant le mal, j’ai nagé 10mn, puis 20mn et enfin 30mn. A quoi ressemblerait une séance de course à pied de 10mn sans endommager les appuis. La séance d’ostéo a payé en trois jours, la mobilité au niveau du bassin a évolué et j’arrive à marcher sans difficulté, ce qui me donne enfin un certain regain de confiance. C’est autre chose lorsque je me mets à courir ce mardi soir une fois dehors, pour voir… dès le premier mouvement je me vois en train d’éviter l’appui sur la jambe droite et m’élancer sur le premier kilomètre en boitant juste par peur de me lancer pour de vrai. J’aurais préféré courir comme si de rien n’était mais de rien n’est pas, il y a cette douleur en sourdine qui me tiraille et que je ne fais qu’accentuer en déboitant de la sorte, alors bien sûr le mieux serait que je m’arrête sauf que je suis lancée, la douleur sera plus vive encore au moment où je m’arrêterai alors je continue tant qu’aucun feu ne me stoppe. Ma deuxième tentative m’emmène un kilomètre plus loin trois jours plus tard, le midi. Mais je dois forcer pour achever la sortie et je n’ai aucune chance de me rétablir dans ces conditions, je décide de garder la distance parcourue comme référence pour les jours suivants et de finir cette semaine commencée par une séance de natation et deux tentatives de course à pied par un parcours de vélo, je n’aurais pas non plus rien fait. Miracle, autant j’étais handicapée pour courir et gênée pour nage, je revis en deux roues. Un miracle n’arrivant jamais seul, il fait un temps splendide ce samedi et le vent souffle peu, j’ai l’occasion de faire le tour des portes de Paris en empruntant le boulevard des Maréchaux, une idée que j’avais depuis quelque temps et que d’autres ont déjà essayée. Pour ma première fois, je pars dans le sens des aiguilles d’une montre, c’est – à dire en suivant le périphérique intérieur, bref je pars vers l’Est parce que je connais ce tracé. Arrivée Porte de Vincennes, et après une petite escapade pour me poser face au château, je poursuis donc pour remonter vers l’Arc de Triomphe en passant par la Porte d’Orléans où j’hésite à couper directement par l’avenue du Général Leclerc pour gagner Port Royal, Saint-Michel et Châtelet, une large piste cyclable éphémère m’y invite mais non. Je poursuis toujours sur ma lancée et j’arrive Porte de Versailles où, après la ligne 4, le trajet de la ligne 12 par l’interminable rue Vaugirard me nargue, qui m’aurait permis de passer devant le Bon Marché et croiser le boulevard Saint-Germain et la rue de Cluny. Je me régale de ce périple qui contourne la capitale en me plongeant jusqu’à l’intérieur. Je ne me laisse toujours pas déconcentrer et j’évite la Porte Dauphine pour finir par obliquer vers l’Arc de Triomphe lorsque je le vois apparaître à ma droite, majestueux. La prochaine fois, ce sera dans le sens inverse, par le périphérique extérieur vers l’Ouest.

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