Alors que je rentre de ma balade apéritive à vélo, le souvenir de son baiser sur les lèvres, je reçois un message pour me féliciter, j’ai achevé la distance L de mon triathlon virtuel, il me manquait 30km de vélo que j’ai survolé sur mon nuage sans m’en rendre compte. Les vacances n’attendent que moi, le déconfinement est un sujet d’actualité et la sortie du tunnel donc aussi, j’ai fait en sorte de provoquer la lueur, qui me le rend plutôt bien, tout devient évident à partir du moment où je ne m’acharne plus et je laisse faire la vie, elle se charge de me montrer la bonne direction et à moi d’en trouver le sens si besoin. J’ai donc accompli l’équivalent d’une longue distance en triathlon, comme dans la vie, tu m’étonnes que je cherche ce qui dure, que ce soit simple si possible mais durable oui, le seul moyen de faire en sorte que les choses durent c’est de croire en elle dès le début, et à partir de là les choses peuvent même être compliquées pourvu qu’on croit en elles et qu’elles évoluent vers un mieux-être, l’accord de deux êtres, le désir d’une harmonie. Je n’avais plus senti le partage de ce désir depuis longtemps, au point de rêver de la grande magicienne la nuit de ma balade apéritive, sans surprise, j’étais heureuse alors, j’étais amoureuse en tout cas et son message onirique m’invite à voler dans les bras de ma nageuse de la godille et de profiter de ce qui nous arrive parce que personne ne le fera à notre place, personne ne ressentira cet effet fou, personne non plus n’aura cette envie d’apprendre à connaître l’autre tous les jours, pour donner à la relation une chance. Dernier jour avant les vacances et je sens déjà que cette journée sera in-ter-mi-na-ble. Dans mon idée, je nage le midi et je profite de finir à 17h pour courir 40mn avant de prendre mon vélo pour la rejoindre chez elle, la fin de journée pire que parfaite vraiment. Comme prévu, et ce sera le seul fait avéré, je m’offre une grasse-matinée jusqu’à 8h pour prendre conscience de ce moment, prendre le temps de savourer ce qui m’attend, décupler les efforts pour la retrouver ce soir, les meilleures vacances de toute ma vie. J’aurais pu commencer la journée par courir ou rouler, non l’heure est à la conscience, la minute surtout parce que je me retrouve vite avec mon café devant les tâches à faire, je ne sais pas comment je viendrai à bout de cette journée sinon que je ne serai pas seule, rien que cette pensée m’aide à tenir toute la matinée sans avoir l’impression d’avancer. C’est le midi que je progresse enfin dans ma ligne d’eau malgré un surnombre de nageuses inutiles, je me vois raconter cet épisode et je le vis déjà nettement mieux, l’après-midi n’en finit pas, à croire qu’il n’a pas encore commencé, je n’irai pas courir, je sens progressivement tout le poids de la fatigue s’abattre sur moi mais je tiens bon, soudain mon téléphone m’annonce la nouvelle, c’est elle qui débarque chez moi à 17h.

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