et quand bien même ce serait si profond 
qu'on se sentirait happé par le vide 
et l'opacité d'un monde sans passé 
ni futur aucune possibilité
de survivre non plus dans l'eau trop froide
je préfèrerais toujours y plonger 
tête la première tout ce qui suit aussi
plutôt que de rester à la surface
des choses de la vie et ses évidences
quand par chance mon cœur serait assez chaud
pour briser d'emblée tous les lacs gelés

Photo : Ferdinand Hodler, "Paysage du lac de Thoune", 1904.

9 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #150

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