viens 
par-dessus mon épaule que je te caresse
la joue les yeux du regard quand la page s’écrit
laissons couler l’encre et tous ces gens derrière nous
filer à travers les sentiers déraisonnés 
d’une douceur que personne d’autre n’irait soupçonner
puiser la force du silence
et la puissance
de tous ces mots qui attendent d’être prononcés
ces mots tus et cachés qui observent nos lèvres
quand ce sont nos yeux qui s’épanchent en belles paroles
et nos mains qui retiennent non sans peine
tous nos cris

Photo : Paul Cézanne, "Le baiser de la muse", 1860.

6 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #21

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