sur mon île aux reptiles

du vent on se protège

il faut être serpent

pour ne pas déguerpir

la morsure du soleil n’est que caresse

quand enfin cesse

la véhémence à nulle autre pareille

de ce qui nous a à l’usure

alors le soir comme la lune je me fais pâle

pour parfaire mon armure

j’invoque dieux et tourments

et danse la transe macabre

au matin j’ai mué

on y voit que du vent  

Photo : Joan Miro, « Metamorphosis », 1936.

18 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #52

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