Les sensations en course à pied reviennent, je me suis donnée la semaine de Fam Trip pour arriver à courir 5km à nouveau, en profitant des paysages extraordinaires de la Côte d’Azur puis de la Côte d’Azur pour allier l’effort et le plaisir, créer de nouveaux souvenirs magiques. Family Trip, c’est la visite de nos Maisons dans une région pour en découvrir tout le patrimoine. Nous sommes arrivés par Nice pour découvrir les villages d’Eze et de Saint-Paul-de-Vence, nous avons même apporté le soleil depuis Paris mais alors cette lumière en fin de journée là-bas, puis nous avons poursuivi par la Saint-Tropez et Antibes, la mer le port et les vagues, avant de pénétrer les terres en direction du Vaucluse en passant par les gorges du Verdon, Château-Arnoux et la piscine de la Bonne Etape dans laquelle je me suis baignée le matin à 19 degrés. La Provence, le Lubéron, Gargas avec la vue sur Bonnieux, Gordes, enfin retour par Avignon. J’ai commencé à courir au Mas de Pierre, situé en bas de la côte de Vence, parcours vallonné. D’abord deux kilomètres le soir à l’arrivée, un kilomètre respectivement de part et d’autre de la Maison, puis quatre kilomètres le lendemain matin, en découvrant un sentier plus tranquille. Le vert y décline des nuances de fraîcheur incroyable et j’ai la sensation de pouvoir continuer. Le soir-même, je pars courir à l’arrivée dans les hauteurs de Saint-Tropez, c’est bien simple, la Maison se situe tout pile à un kilomètre et demi du port, ce qui me fait une jolie boucle de 3km. Je trouve le port très facilement, c’est pratiquement tout droit, en tout cas c’est ce que je me dis, mais je tâtonne à me repérer sur le trajet du retour et je pars sur une mauvaise piste si bien qu’au bout d’un kilomètre parcouru, je me vois obligée de constater que je suis totalement perdue. J’arrête une voiture qui me guide, je promets de ne plus jamais parler en mal des gens du Sud. Le Coquillade Village me semble être le lieu parfait pour partir sur une boucle de cinq kilomètres dans la forêt, les vignobles et les jolis sentiers aux noms poétiques, je lis « Route panoramique » et « Route du petit paradis », en effet j’en prends plein la vue au moment où le soleil se lève et illumine le décor de mille nuances de chaleur, c’est un bonheur de courir si tôt. Je remets ça le lendemain, de retour sur Paris, une nouvelle boucle de cinq kilomètres aller-retour vers le grand stade et je me sens à nouveau à l’aise pour accélérer un tout petit peu, forcément j’ai un peu perdu mes repères mais la satisfaction est grande de ne plus souffrir, peut-être que la récupération se fera d’autant plus sûrement que j’y suis retournée avec prudence, pourvu que toute inquiétude disparaisse pour reprendre vite l’entraînement sur le triple effort.

2 réflexions sur “Nadège Night and Day #64

  1. Coureuse obsessive — en raison d’un deuil immense; malgré les (nombreuses) blessures — toujours j’y reviens à ces « sensations ». Passages (et « cris ») dans les couleurs du paysage, en toutes saisons, trouées dans les bourrasques, la neige, la pluie, le soleil parfait, et jamais d’écouteurs dans les oreilles… Merci pour vos mots sur cette addiction; mais les autres aussi, ceux de vos poèmes, de vos lits, etc. Grand plaisir de vous lire, Isabelle!

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