dans la chaleur de ma peau le matin sommeille
et sourit parce qu’il rêve encore 
plus pour longtemps
on ne retient pas la douceur fauve dans tes yeux
un regard la caresse sans promesse puis tu pars
un sucre roux orange le soleil de ton automne
et le café fort qui me boit
dans tes empreintes 
je retrouve la trace de ton destin loin si loin
j’y dépose un pétale pour retrouver ma voie
ainsi les plaies ouvertes se referment parfois
le vent console 
d’une saison insufflant une autre
les souvenirs s’effacent et je sors de mon ombre

Photo : Fernand Léger, "Nature morte à la table verte", 1920.

9 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #38

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