dès la lumière éteinte l’étreinte rallume la flamme
une journée à passer entre rimes et marées
à te lire 
te défier 
m’inspirer 
nous trouver
douze pieds à quatre mains et le soir au coucher
savoir qu’à vol d’oiseau la perspective est telle
je peux sentir ta peau très loin de l’hirondelle
tu défais mes saisons pour coudre la dentelle
d’une seule traite
un rêve fou
en un mot
ta folie
mes draps se réveillent fourbes et moi courbaturée
le feu féconde la nuit entre plainte et soupir

Photo : Egon Schiele, « L’étreinte », 1917.
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8 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #63

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