la preuve du paradis existe puisque toi
seule pouvais l’inventer 
dans un grand déluge d’arbres
le citronnier accueille l’oiseau noir et pressé
son espoir est pesant 
sur ses ailes virulentes
qu’aucun ciel ne pourrait apaiser en s’ouvrant
au mieux il sombrera
dans la création folle
d’un horizon inconnu à cette même adresse
où il envoie ses mots
de pigeon visionnaire
la nature laisse une place de choix à l’inouï
je lui prête ma voix et
il m’invite sur ses ailes
nous écrivons dans l’étroite collaboration
d’un bleu pâle vespéral
et ta beauté la nuit

Photo : Henri Matisse, « Citrons sur fond rose », 1943.
Publicité

2 réflexions sur “Dodéca si et seulement syllabes #18

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s