Première baignade en eau vive, premier essayage de la combinaison, premiers émois. Après avoir couru avec l’application Runtastic et roulé avec Strava, je nage avec Garmin, une montre que je me suis offert pour vérifier que je progresse sur une distance proche du format M et tester également les transitions entre les trois disciplines de manière ludique et pratique. D’ailleurs, ma combinaison néoprène et moi-même jubilons lorsque le chronomètre célèbre les premiers 500m parcourus dans une eau plutôt opaque et à 17 degrés, alors que j’ai à peine travaillé mon crawl sur ce tronçon qui mène de la berge à l’îlot en face sur la base de Torcy. Ce n’est pas que l’eau me paraisse particulièrement froide – certes il n’est pas encore 9h et la fraîcheur de l’air n’incite pas forcément à une baignade matinale -, ce n’est pas non plus le sol vaseux et les herbes montantes qui freinent mon prime élan, ni le fait d’être en combinaison, simplement je sens une réticence à mettre la tête dans l’eau directement, je prends mon temps. Si je me mets à nager le crawl, je vois mes bras sous l’eau bouger dans une eau opaque, l’impression est étrange comme dans un film à sensations, je fais quelques mouvements de bras puis je retourne à la brasse pour respirer, je commence à me détendre au bout de 500m. La combinaison permet de flotter, j’allonge le mouvement de crawl et la respiration sans avoir vraiment à utiliser les jambes, à présent que j’avance j’essaie surtout de ne pas trop dévier. Tout en nageant je repense à la séance de la veille où je me suis initiée avec un autre club à la nage longue distance, en enchaînant des séries de 4x et 8x 100m en alternant les nages, j’essaie de faire la même chose si je sens que je fatigue au niveau des bras, garder le rythme. La berge ne semble toujours pas vouloir se rapprocher, une fois effectuée le tour des trois îlots et amorcé le retour vers le point de départ au bout d’un kilomètre de nage, en même temps je ne suis pas pressée de sortir. La situation est insolite de me retrouver si tôt à nager dans un bassin d’eau naturel sous un joli ciel à une heure de Paris, je me sentirais presque privilégiée. Une fois arrivée je réalise que ce ne sera pas infaisable le jour d’un triathlon, il faudra éviter le coup et la déviation pour essayer d’accélérer un minimum, retrouver cette sensation de plaisir. En attendant, la prochaine séance de natation est déjà prévue dans quelques heures avec cette fois-ci un atelier quatre nages, culbute et plongeon. Je ne me vois pas non plus m’essayer à la nage papillon en combinaison le jour d’un triathlon, mais je n’y suis pas encore, j’apprends. Le prochain triathlon XS en relais est programmé dans deux semaines, j’ai décidé de m’aligner sur mon premier triathlon format S le même jour pour profiter de l’échauffement… En fin de journée, l’eau de la piscine Nakache me paraît terriblement triste et froide, je m’essaie à mes premières ondulations pour nager le papillon, je donne toute la puissance qu’il me reste pour pousser sur les bras et me propulser en avant plutôt que de me noyer de fatigue. Ma nouvelle montre m’indique en sortant de la natation que je viens de nager 5km en 24h.

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