si la terre m’attire à elle et me cloue au sol
il est une force plus puissante 
que la gravité
c’est la joie d’être transportée au ciel 
de force
parce que l’on ne s’attend pas 
au ravissement
à ce moment d’étonnement où je décolle
d’un coup 
plaisir fou folie folle félicité
comment aurais-je pu moi qui ne sais pas voler 
sauf entre les lignes de ce qui ne s’écrit pas

Photo : Frantisek Kupka, « Printemps cosmique », 1913.

11 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #15

  1. Il y a ce phénomène : allongé sur la terre, les yeux dans l’azur. Un vertige, un vertige à l’envers, une sorte de pacte au néant. Ici, point de gravité, juste un tout. Un secret peut-être.
    J’aime beaucoup votre texte.

    Aimé par 3 personnes

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