trente-trois tours de stade et je change de disque
je cours les yeux fermés 
courir à perte
comme sauter à la ligne aveuglément
tourner la page sans l'avoir lue vraiment
je troque ma montre contre votre boussole
et vous embarque dans l'immensité 
du bleu 
celui des volets de mon âme
qui resteront ouverts à la volée
de tout poème ou fruit tombé de l'arbre

Photo : Marc Chagall, "Jour de printemps", 1972.

5 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #91

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