dans nos vains lunaires le réveil retrouve sa joie
et moi ta peau ton souffle et ce regard fixé
sur ma concentration d’endormie 
quand j’invente
une intimité à vol d’oiseau au plus près
de ce qui s’éloigne si jamais je le disais
la nuit met en sourdine les désirs trop reptiles
sortis du lent silence de ventres indomptés
je te regarde 
et me retrouve dans ton désir
présente à la folie dans ce jour qui se lève
et enlève au rêve les rapides précipités

Photo : Robert Indiana, "Love Set", 1967.

3 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #5

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