Dernier jour d’un mois de novembre que je n’ai pas vu passer tellement son intensité et les découvertes merveilleuses qu’il m’a offert m’ont happée toute entière, j’ai écrit tous les jours. C’est aujourd’hui aussi que Joséphine Baker entre au Panthéon, celle dont j’ai souvent l’air « J’ai deux Amours… » ou encore « April in Paris » en tête, j’ai encore lu son histoire illustrée dans l’excellent « Culottées » de Pénélope Bagieu ce week-end parce qu’elle figure juste avant l’histoire consacrée à Tove Jansson, dont nous voyons le biopic ce soir pour clore le festival, les préparatifs du jour J ne nous ont pas échappé quand nous avons gravi samedi la rue Soufflot. J’imagine qu’au Panthéon, tous les résidents jubilent à l’idée d’accueillir une artiste et militante qui ne va plus jamais les laisser dormir en paix, c’est en tout cas ce que j’ai très envie de croire, et je suis ravie qu’à l’occasion de cet événement la jeune génération en apprenne plus sur elle. J’ai profité des beaux jours pour rouler un peu et en passant à l’atelier vélo de mon Décathlon à Madeleine, on m’a orienté vers celui qui pourra changer le cintre de mon vélo de course, l’échéance du 22 mai avec le half-Ironman d’Aix-en-Provence est dans moins de six mois. C’était l’un des objectifs de vacances, l’envoi d’un colis aussi, je suis en mode fêtes de Noël. Mon nouvel atelier vélo me répond qu’ils assurent ce type de prestation, je suis la bienvenue au magasin, en sautant de joie je tombe nez-à-nez avec ma médaille du Frenchman que j’ai couru le 3 octobre, je ne m’étais jamais aperçue que la médaille est gravée avec la date du 22 mai… Il y a un mois, le 31 octobre, j’aurais pu gagner un dossard pour le marathon des Jeux Olympiques de Paris en 2024, c’était d’autant plus facile que le sas le plus lent m’avait été attribué d’office, sauf qu’en dépassant les meneurs d’allure au bout de 2km, le champion Eliud Kipchoge partant 19mn après notre sas, tout était fait pour que je reparte avec ce dossard donné. Ce jour-là, j’ai pu parler avec elle de ce que j’avais sur le cœur, je ne suis pas allée récupérer mon dossard la veille parce qu’il pleuvait, que j’étais déjà rentrée la veille sous une pluie battante et à vélo, la panne de mon radiateur me pesait, et puis je ne comprenais pas pourquoi on m’avait attribué le sas le plus, je ne savais pas que j’aurais pu aller plus vite, je n’avais pas encore compris que, pour une raison que je ne saurai pas, j’avais accès direct aux JO de Paris. Et le fait de lui en parler m’a permis de comprendre que je confondais crânerie et réelle fierté, je lui ai expliqué pendant un après-midi entier ma démarche d’en découdre avec la musculation et mon objectif, totalement surréaliste, de décrocher un slot pour les mondiaux d’Ironman 70.3 d’ici quatre ans, son enthousiasme et sa joie n’ont fait que me conforter dans ce qui était évident. J’ai participé à mon premier half-Ironman en 2021, j’en ajoute un deuxième en 2022, celui ’Aix-en-Provence, en 2023 un 3e dans ma logique, j’imagine que ce sera Vichy, Nice en 2024.

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