perdue dans mes deux poches j’ai les pensées trouées
je tisse en vain le fil doré de souvenirs
des perles par poignées se défilent et me ruinent 
l’été m’a rendu les coups que j’ai coloré
sans retrouver aucun de tous ces noms secrets
gardés dans le tiroir d’une vie 
trop rangée
l’amarante 
le vert sauge
et la patte 
de velours 
ton silence
mon amour
impossible 
d’avancer dans l’escorte d’une ruche
la reine me condamne au vagabondage à vie
je commence ici fou et là-bas le tapage
se fera royal alors que nous entrerons
par milliers d’incompris dans l’arène 
pour y rire et célébrer la liberté vraie

Photo : Pablo Picasso, « L'Arlequin assis », 1901.

5 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #27

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