fermer les yeux mon intention 
et respirer
sans cri ni heurt comme on s’endort 
pour partir loin
puisqu’ici l’étreinte ne se peut 
allons là-bas
où le fruit se fait parfum doux
la céréale
folie pure et vitale pour faire pâlir l’ivraie 
en rêve mon romantisme aromatique renaît 
des cendres de son souvenir 
vite enflammé
et mes yeux sont lourds de ton corps 
au ralentis
je tombe dans les bras du sommeil
et de l’amour
quand tout en moi retient ton souffle
pour t’écouter
racontée par mon inspiration
et j’expire

Photo : Eugénie Bachelot-Prévert (petite-fille de Jacques Prévert, 1974-, née à Paris au 66 rue des Plantes), 
« De la nature », 2016.

6 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #1

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