toutes les étoiles je les lis 
comme si elles étaient signées 
par ta main
dans ma nuit
les signes je les vois aussi
comme si depuis ton jardin
tu semais
des indices
dans les faits il n'y a rien
que mon désir de te voir
tous les jours
et la nuit
sauf que mon imaginaire
ne serait rien lui non plus
sans tes mots
dans ma bouche
tu les as tous étoilés
les fruits d'une autre saison
sans raison
par plaisir
et je m'en vais dégourdir
ma fatigue dans la beauté

Photo : Joan Miro, 1947.

2 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #155

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