En attendant la renaissance, il me fallait d’abord affronter la rentrée, et ce par 42 degrés. J’ai décidé de retourner dans le bassin après ces vacances à nager dans les vagues et me laisser porter par l’eau salée. Pour éviter de me liquéfier sur place, j’ai passé mon tour pour rester au frais pendant la pause déjeuner, j’ai donc décidé d’aller à la piscine en sortant du travail le soir. Mais quelle idée. Bien sûr j’avais hâte de retrouver ma piscine de la semaine travaillée et renouer avec les longueurs en crawl, seulement dans quel état allais-je la retrouver le jour du pic de canicule. Et cela n’a pas loupé, il y avait la queue à l’entrée, pourquoi n’ai-je pas rebrousser chemin, tête brûlée que je suis. Les vestiaires n’invitaient pas vraiment à s’y changer, des gamins hurlaient dans tous les sens, personne n’avait donné de jet d’eau depuis plusieurs heures, j’ai aidé deux filles dont le casier était bloqué, c’était un peu la panique. Vient le moment où j’accède au bassin, plus animé que d’ordinaire, sans surprise. Sauf que les gens ne sont pas dans l’eau, ou alors pour se tremper les pieds sur le bord, ce que jamais je ne vois les autres jours, ils sont autour du bassin sur les chaises longues à prendre le soleil, à la limite les enfants sautent dans les premières lignes, en revanche la ligne d’eau du milieu, réservée aux nageurs confirmés, reste la plus accessible, très peu de personnes nagent ce jour-là. Je m’attendais si peu à ce spectacle que je reste un moment à observer l’environnement, on dirait que la plupart des gens sont venus en public regarder ceux du milieu qui nagent. Je ne reste pas non plus trop longtemps, je peine à me concentrer sur ma nage, tant la présence bruyante du public tout autour est oppressante. Le rentrée est derrière moi.

C’est un tout autre bassin que je retrouve le lendemain dans la même piscine, à l’heure du déjeuner, pour mon kilomètre de nage. Il n’y a plus personne et je finis par nager seule dans la ligne d’eau du milieu, ce qui pour le coup ne m’était jamais arrivée non plus. Je m’applique dans les mouvements tellement j’ai l’impression d’être examinée par les maîtres nageurs présents autour du bassin. J’essaie de ne pas marquer de pause entre chaque longueur mais j’ai besoin de souffler, je n’en suis pas encore à culbuter à chaque fin de ligne, pourquoi ai-je besoin de souffler ainsi alors que mon rythme n’est pas rapide. Je ne passe pas sous les vingt minutes comme la première fois que j’étais venue nager dans la piscine, j’étais alors stressée par le temps que me prendrait le trajet, les vestiaires et la distance, j’avais nagé sous pression et réalisé mon kilomètre en 19’31 ». Cette fois-ci mon chrono affiche 22′, ce qui me donne le temps à battre dès la semaine prochaine. Il va falloir que je m’allonge de toute ma longueur d’ici là.

Le format M du triathlon compte une distance de 1,5km de nage en eau libre et j’aimerais réaliser celle-ci en une demi-heure.

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