Joachim Koerper, Herdade da Malhadinha Nova, Portugal.

Joachim Koerper, Herdade da Malhadinha Nova, Portugal.

Herdade da Malhadinha Nova, Paradise 😉

Grand House, Vila Real de Santo Antonio.

Bela Vista, Portimao.

Vermelho, Melides.

L’AND Vineyards, Montemor.

Fortaleza do Guincho, Cascais.

Fortaleza do Guincho, Cascais.


Elle déroulait plutôt pas trop mal du tout cette année olympique après l’abandon de mon ancien vélo pour un nouveau sur lequel j’ai chuté à la première sortie, j’ai rattrapé la saison en roulant l’étape du Tour de France à Troyes sur les chemins blancs et couru le marathon des Jeux à Paris. En me rendant pour la première fois à la librairie La Régulière pour savoir si elles avaient reçu mon ouvrage de poésie, j’avais vu l’affiche qui proposait un atelier d’écriture sur les figures féminines de la mythologies revisitées à l’ère Meeto, je n’avais encore rien lu de Chloé Delaume et la première séance avait déjà eu lieu en septembre, la suivante était en octobre, j’ai tout lu. Après les triathlons longue distance d’Aix-en-Provence et d’ultra longue distance de Nice où je n’avais pas pu prendre part à la course à pied parce que mon épaule me faisait terriblement souffrir, enfin l’épreuve de Francfort m’avait permis d’aller au bout d’une course en 14h18, j’avais tellement hâte de franchir la ligne d’arrivée de ma toute première course en Allemagne une semaine après les festivités folles des Jeux Olympiques dans toute la France, ça faisait sens. Mon premier texte sur Circé a été retenu pour que je lise Chez Mona je ne sais toujours pas lire. Pourtant j’ai eu le droit de revenir à la séance et à la lecture suivantes, ainsi qu’à toutes celles qui ont suivi pour faire évoluer au fil des retours mon écriture et la rendre plus incisive précise. A force d’avoir gagné en endurance au fur et à mesure que j’allongeais les distances de mes épreuves en triathlon et surtout celles de mes sorties vélo, que je privilégiais sur les entraînements en course à pied, forcément j’ai perdu en vitesse, je l’avais constaté en participant aux Super Sprint de mon ancien club Athletic Cœur de Fond puis du Paris Sport Club où j’ai fini par prendre ma licence, enfin à la même épreuve de triathlon XS des expaTRIés où je ne parvenais plus à accélérer, il me restait quand même le Super Sprint du RMA pour faire le tour. Le Racing Multi-Athlon, club de triathlon basé dans le 15e arrondissement, à la piscine René et André Mourlon où je me suis rendue ce dimanche 6 octobre, jour de pluie et de l’épreuve aussi. J’étais infiniment plus stressée au moment de rejoindre ma vague sur le plus petit format de triathlon qu’au matin de l’Ironman à Francfort en plein orage et j’avais raison d’appréhender, j’ai bu la tasse dans la piscine, comme une débutante, et j’ai suffoqué sur le vélo d’appartement. Mais j’ai fini première de ma catégorie contrairement aux fois précédentes et ça, c’était dingue. Quand l’écrivaine dont je continuerai à parler au monde infini jusqu’à ce que la terre entière l’ait lue, quand disais-je elle m’a appelée pour me demander si j’avais un projet, je n’avais rien. Ou si peu et je travaillais sur la figure d’Artémis pour l’atelier prévu en mars, la sœur d’Apollon, bien sûr je me suis inventée un projet en me demandant à l’inverse de mon parcours de triathlète, si j’étais capable d’endurance et de longueur sur un texte structuré sur plus de trois feuillets. Quelque chose s’est mis en place que je suis allée chercher comme parfois je dis que la médaille, je suis allée la chercher, tellement je suis allée au bout de mes limites physiques, cette fois c’est un texte qui existe et dont j’ai du trouver le bout du fil pour tirer sur la pelote. Je lui ai envoyé. L’année est loin d’être finie.
Photo : Henri Matisse, « Odalisque, harmonie bleue », 1937.