je suis ruisselante non pas d’eau ni de sueur
mais de la sève d’une plante que j’arrose un peu
trop 
pour qu’elle s’envole loin
dès la prochaine saison
à la folie de ses étirements 
je sais
l’ambition du pétale de toucher le soleil
et pour ne plus jamais tomber
fondre en or pur
comme ton cœur
qui rythme chaque séance d’endurance
et trace le sillon d’une ambition aussi grande
que tes bras ouverts au matin de la beauté
je prends l’inspiration
à la source de pas
mille fois répétés et par cœur je m’en vais
dévaler les sentiers vifs sous ton regard neuf

Photo : Joan Miro, « La Ruisselante solaire », 1976.

2 réflexions sur “Dodéca si et seulement syllabes #51

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