je te lis et c’est comme un bateau qui s’éloigne
par le port entre les phares que j’ai dessinés
pour qu’ici au plus vite
tu puisses me retrouver
mais tu es loin déjà
et je ne te vois plus
le vent n’emportera ni mes larmes ni mes cris
et je brûle d’une flamme qu’on ne voit pas la nuit
les sentiers parcourus me gravissent à nouveau 
m’envahissent d’un soleil qui aura disparu 
si je touche la terre ferme 
c’est un nouveau poème
qui ouvre un ciel en moi
que je ne connais pas
en ouvrant les yeux la mer est calme pas une vague
elle ne veut pas être dérangée elle écrit

Photo : Pablo Picasso, « La lecture », 1953.
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2 réflexions sur “Dodéca si et seulement syllabes #12

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