Mercredi 13 octobre, cela fait 10 jours que j’ai franchi la ligne d’arrivée de mon dernier triathlon longue distance, j’ai récupérer en me décrassant sur une petite sortie de quartier avant de prendre le départ d’un tout aussi petit trail sous un joli soleil en bord de Marne. L’année dernière à la même date, je nageais une dernière fois dans le lac de Torcy et l’eau était à 13 degrés, j’avais paniqué sans qu’il n’y ait aucun départ de course ou autre épreuve en cours, le froid m’avait simplement pris à la gorge et empêché de respirer. Cinq triathlons plus tard, je connais par cœur cette sensation, à défaut de savoir l’éviter, j’apprends à faire avec en gardant en tête qu’un triathlon se joue dans chaque discipline, et pas seulement à la mise à l’eau, comme une journée est faite de plusieurs moments. Cette année, le même week-end donc, c’est un Classics Challenge qui est au programme et jamais je ne me serais inscrite à une étape cycliste aussi longue il y a quelques mois, aujourd’hui c’est l’occasion de sortir mon vélo de course de son sac et profiter du soleil. Le parcours part comme d’ordinaire de Paris avec pour direction Montargis à 155km, plusieurs étapes sont proposées avec des gares si l’on veut écourter la distance, j’ai noté celle de Fontainebleau à 80km comme un bel objectif, ou encore Moret-sur-Loing, 77. Le rendez-vous est fixé au vélodrome de Vincennes à 8h30, je croise sur ma route Edwige, quelle aubaine pour être certaine de trouver le point de départ, les cyclistes sont arrivés en nombre et les départs sont donnés tous les quarts d’heure, selon son allure. Notre groupe part à 8h45 et je suis le peloton, un énorme peloton, ça me change des derniers parcours vélo où la distance de rigueur entre chaque cycliste était de 12m pour éviter le drafting, je garde ma ligne droite pour ne pas gêner les autres, I ride the line. Sortir de Paris ne m’a jamais paru aussi simple, très vite nous traversons la banlieue puis les villes de proximité et les paysages commencent à s’étirer et prendre de l’espace sous le ciel qui se dégage pour nous ouvrir un horizon plus serein, moins urbain, très beau. Arrive la première côte et le peloton s’étiole, je pars en danseuse pour passer en force sauf qu’il ne s’agit plus d’un faux plat et je ne tiens pas longtemps sans changer de vitesse, je dois m’arrêter pour activer le levier et remonter en pleine cote, c’est la chute. Je me retrouve au même endroit qu’en pleine côte de Saint-Laurent sur le départ de la partie vélo du triathlon de Deauville, sauf que personne n’est là pour me pousser au cul, je tente de prendre mon élan, je pédale du pied droit uniquement, je retente et ça repart. Règle numéro un, ce que je m’étais promis de faire au moment de reprendre l’entraînement, je m’oblige à le faire avant d’y retourner, je dois changer de guidon pour changer de vitesse ailleurs qu’au bout des prolongations qui m’échappent en pleine côte. J’ai perdu mon groupe et la confiance que j’ai acquise en cette fin de saison, case départ.

2 réflexions sur “Direction Etoile #47

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