Pour fêter ce week-end de trail où je finis exceptionnellement le jeudi à 16h, je m’offre un triathlon maison en démarrant par une séance de natation à l’ouverture de la piscine pour nager un kilomètre sans m’arrêter, avant d’enchaîner 20km aller-retour au stade et profiter de la séance de fractionné long pour la partie course à pied de 7km allure 4mn15, je me régale. J’ai trouvé mon truc. Mon truc à moi qui donne à chaque journée une nouvelle impulsion, quelque chose comme métro boulot vélo ou bien entrée crawl dessert, bref matin midi espoir. Je suis à la fois dans l’instant présent pour chacune des trois disciplines dans lesquelles je chercher à me perfectionner, et déjà dans le moment d’après lorsque j’envisage la transition, y compris lorsqu’il s’agit de savoir si je vais parvenir à faire fonctionner ce cadenas tout neuf. Je retrouve l’intensité qui me plaît tant et je travaille à économiser mon effort jusqu’au bout. Et l’entraînement au triathlon continue à payer dans les autres disciplines, je le constate au trail d’Aurillac auquel je participe le week-end suivant, un parcours de 24km avec 600md+. C’est mon troisième trail cette année, après le trail des deux baies au bord de la mer et en pleine tempête de sable, celui des Griffons au cœur de la forêt et dans une boue que je peine à gérer avec mes chaussures de piste, cette fois-ci j’ai misé sur les hauteurs pour les paysages. Et j’ai eu le temps de m’équiper de chaussures de trail, ce qui ne sera pas un luxe cette fois-ci. Les ultra-traileurs partent à 00h01, il pleut déjà des cordes et les orages sont prévus le lendemain sur cinq longues heures, autant dire que la boue et les glissades sont au rendez-vous. Les coureurs du marathon de la Jordane partent à 9h et il pleut, toujours et encore. Enfin, il est 11h, le départ du trail va être donné quand le ciel se dégage d’un coup pour laisser filtrer une première éclaircie, comme un petit miracle en pleines prévisions catastrophiques. Nous partons même sous une chaleur cuisante et par une côte déjà très prononcée, les coureurs s’arrêtent pour se changer, j’essaie de m’extraire du troupeau en me demandant quelle idée m’a pris de m’inscrire à cette course où toute échappée paraît plus qu’improbable. Ils marchent, je marche, nous marchons en traversant plusieurs champs occupés par des vaches de Salers, qui me semblent tellement moins grégaires que notre groupe d’agglutinés. Les montées sont rudes mais praticables, les descentes nous plongent dans une forêt dont le terrain humide est particulièrement glissant, nous dévalons des toboggans entiers de gadoue. J’arrive au point de ravitaillement situé à mi-parcours au bout d’une heure et demie exactement et me dis que je devrais, contrairement aux cinq heures que l’on m’avait annoncé, boucler le parcours dans les trois heures. L’orage éclate soudainement à l’instant où je repars, nous sommes rafraîchis mais ralentis dans notre progression, je continue à courir là où beaucoup se sont mis à marcher, le terrain devient plat et bientôt nous retrouvons le bitume, au-dessus d’Aurillac. Je m’arrête pour prendre la photo panoramique, une minute. 3h01mn15s

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