Pour ce 29 septembre 2019, j’avais envisagé tour à tour plusieurs options, depuis la plus farfelue parce qu’au moment de m’initier avec joie et enthousiasme au triathlon, j’avais déjà en tête l’objectif de participer à un Ironman 70.3, celui prévu à Cascaïs m’attirait davantage. J’avais déjà visité ce joli village de pêcheurs, situé à quelques kilomètres de Lisbonne, le bruit de l’océan la nuit m’avait paru magique et je m’imaginais déjà me mettre à l’eau aux aurores. Un peu plus tard, j’avais participé à la loterie pour le marathon de Berlin qui tombe à la même date, en me disant que j’aurais trouvé le bon prétexte pour ne pas courir un format L trop tôt. Non seulement, je n’aurais jamais été prête à affronter un parcours vélo vallonné de 90km suivi d’un semi-marathon, mais en plus j’avais considérablement réduit la charge d’entraînement en course à pied pour m’initier au triathlon, si bien que je n’aurais pu suivre une vraie préparation marathon une fois inscrite au premier format M à la fin du mois d’août. Je n’ai pas été tirée au sort pour le marathon de Berlin et j’ai pu m’inscrire à celui de Palerme. Quand au format L, j’ai repoussé mon objectif à l’année prochaine où je pourrais en découdre avec un half Ironman aux Sables d’Olonne, le temps de nager plus vite, rouler plus longtemps. J’avais alors, légèrement dépitée, opté pour la dernière option, le Paris-Versailles de 16km. Sans même chercher à savoir s’il ne me restait pas l’espoir d’une possible inscription pour un dernier triathlon en cette fin de saison. Je me suis intéressée au Greenman, un cross-triathlon inscrit au calendrier de la fédération le 6 octobre, en Alsace. J’ai même contacté les organisateurs le lendemain du triathlon de Cherbourg pour leur demander si mon vélo serait adapté à leur type de parcours, les 10km de course à pied s’apparentaient davantage à un trail. Je me souviens de mon message écrit à l’encre d’une excitation folle, je me suis présentée comme une débutante dans la discipline en déclinant mes faits d’arme avec un vélo de route. La réponse ne s’est pas fait attendre, très sympathique et qui commençait par me corriger sur le fait que je n’étais plus du tout débutante à ce stade. Je ne m’attendais pas à cette réponse. Puis de m’expliquer que le parcours ne présentait pas vraiment de difficulté technique, juste quelques endroits « ludiques » (passage de gué, monticule) plutôt accessibles pour mon vélo. Je me suis laissée le temps de la réflexion sachant que le TGV nécessitait de démonter le vélo. Le Paris-Versailles donc, sans motivation aucune sinon de courir la course avec le club et y fêter l’anniversaire de notre doyen à l’arrivée avec une coupe de champagne, mais même ça… Je n’ai pas eu le temps de regarder le parcours de la côte des gardes, ni même d’aller chercher mon dossard, je me suis blessée la veille en heurtant violemment mon petit orteil à l’escalier de la piscine en plein mouvement de brasse à l’entraînement. Sur le coup, j’ai pensé que la douleur était normale, surtout à l’orteil, saut que je me suis mise à boiter en sortant du bassin. Le 29 septembre 2019 restera définitivement gravé comme le jour de repos total et salvateur.

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