nuit illuminée

étoilée

par toute cette

électricité

tes mots parsèment le ciel

de mon jour élancé

et je n’en mène pas large

pour être il faut durer

l’amour est

et puis j’en sais rien

il vous tombe dessus

d’on sait où

j’en reviens à tes mots

lus par la terre entière

ont-ils la même saveur

qu’à mon coeur succombé

l’amour est tension

une décharge

qui fait que

je meurs en l’absence

Photo : Félix Vallotton, « La Maitresse et la Servante », 1896.

11 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #61

  1. Pour celle qui a les mots
    Et dont le regard s inquiète de la poussière
    Tu remontes le cours du temps
    Celui des tempêtes
    Et quand elle est submergée
    Par l importance du peu
    Tu lui opposes la conscience d un tout
    Remontant de son genou à ses yeux
    Pour y lire la lisière de ton nom
    Les prémices de l oiseau

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  2. Tensions intenses, passion saccadée, rythme saccagé presque sacrilège de la faim dévorante de l’autre, j’aime cette fracture dans la facture des mots, dans le phrasé échevelé d’une course vers l’autre, un-e autre qui devient absence. Votre poésie résonne en moi comme un écho. Je me dis que je suis moins seule d’être folle dans un monde trop sage où l’amour écrit par une femme ne peut être celui décrit par un homme.

    Aimé par 1 personne

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