Je lui ai offert mon t-shirt des 20km, je ne l’avais pas récupéré au moment de retirer mon dossard alors je suis retournée au village de la course une fois franchie la ligne d’arrivée, pour le coup on me l’a remis tout sourire tel un trophée puisque l’épreuve était bien passée, jamais encore je n’avais fait ainsi cadeau à quelqu’un de la preuve de mes exploits sportifs. Et je le lui ai offert à l’occasion du deuxième rendez-vous que nous nous sommes données toujours au même endroit, devant l’église Saint-Eustache, où je mettrai les pieds un jour. Enfin, je le lui ai offert sans doute un peu dans l’espoir qu’elle m’accorde un troisième rendez-vous, toujours avec la même régularité, le soir en fin de semaine pour dîner ensemble. J’ai fait sa connaissance la veille du 20km, j’étais assise à la même terrasse située derrière l’église que le jour de ma rencontre avec les Front Runners ce dernier jour du mois de juin, j’étais heureuse et pleine d’espoir, exactement comme le soir de mon premier rendez-vous. Elle est arrivée avec cinq petites minutes de retard pendant lesquelles nous avons échangé, elle avait l’air tout aussi excitée que moi et tout sourire lorsqu’elle est apparue face à moi, étonnée de me sentir aussi détendue la veille d’une course alors même qu’elle était à l’origine de cette détente, lorsque j’ai pris le départ le lendemain je ne m’étais pas départie du sourire. Pas plus que le dimanche suivant où je l’ai retrouvée en plein soleil devant Saint-Eustache, nous avons marché un peu, avant de nous poser dans un bistro italien où j’ai soigné mon rhume par un grog et par sa gaité, du t-shirt que je lui ai offert elle m’a envoyé la photo le soir, il lui allait comme un gant et le samedi suivant elle l’a mis pour courir dans son parc. Comme par un fait exprès, la dernière sortie longue dans le cadre de la préparation du marathon d’Athènes était prévue au même parc de Sceaux depuis la coulée verte à Paris, 25km. Nous nous retrouvons la veille au japonais des Halles, elle arrive plus jolie que jamais. Ce dimanche en octobre où j’ai couru le 20km, j’étais vêtue d’un short et d’un débardeur, la même tenue estampillée aux coureurs du club que pour le marathon des Gay Games en août, deux semaines plus tard dans le parc de Sceaux, je suis couverte de la tête aux pieds, 5 degrés. Le rendez-vous est donné en plein courant d’air à Chatillon Montrouge, coupe-vent bonnets et gants se font la bise tandis que la brise nous menace sans entraver en rien notre détermination. Il existe donc une coulée verte en dehors de Paris qui nous mène à travers des sentiers pavillonnaires en direction du parc de Sceaux, dont je m’étais fait une image moins royale, beaucoup plus verte et fleurie, sans doute je m’imagine surtout le découvrir à une autre saison. De fait, le parc est construit autour d’un château, de son allée royale et de ses bassins d’eau, dont l’un est décoré d’un jet, elle m’avait dit qu’on pouvait parfois apercevoir un arc-en-ciel, je n’en vois pas la couleur, elle non plus n’apparaît nulle part, je cède au bout de deux heures. Un message m’accueille au chaud chez moi, on cherchera un meilleur endroit pour se trouver.

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