le démon m’émerveille avec son rire de vie
qui évite la pluie parmi les colères du ciel
quand tu imites le sauvage et les fauves 
j’envie
la proie qui tombera dans tes bras
et je rêve
d’être l’innocente dont tu te régaleras
doucement j’erre dans la ville
on dit que tu rôdes
je guette ton pas et traque ton ombre
comme le flâneur
ma hâte me trahirait 
à l’attente je succombe
et me mets à siffler te voilà déjà là
tu souris trop facile prête à me relâcher
nous voilà reparties pour mieux nous retrouver

Photo : Robert Doisneau, « La Gargouille de Notre-Dame », 1969.
Publicité

3 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #77

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s