Vacances dans deux jours, après la natation et la course à pied, je consacre la journée au vélo, rien de tel qu’une journée au siège pour créer l’occasion d’une belle boucle dans le tout Paris. Il fait à peine jour lorsque je pars le matin et déjà nuit moins de dix heures plus tard, c’est court et je me souviens d’une époque où je partais à pied tôt le matin alors que le jour n’était pas levé pour revenir le soir après le coucher d’un soleil qui n’avait, la plupart du temps, pas même daigné sortir de sa grotte, je manquais alors d’énergie et de motivation, zombie comme jamais. Vacances dans un jour, il est temps de doubler mes séances avant de reprendre le triple effort. J’ajoute une séance de natation à ma sortie de fractionné le midi, depuis le bassin extérieur je lorgne sur la salle de fitness très peu fréquentée en plein après-midi, elle me ferait presque envie s’il n’était pas aussi agréable de glisser dans l’eau tandis que la lumière du jour s’éclipse discrètement au moment où les lumières colorées de la piscine augmentent en intensité, l’ambiance du lieu change en une demi-heure pour passer d’un lieu de sport à un espace lounge. Jour des vacances, je m’étire de tout mon long comme si j’y étais déjà, presque dix heures avant. Trois concerts prévus, dix jours de triple efforts axés sur la musculation et d’éventuels allers-retours par le canal de l’Ourcq et la Marne si la météo le permet, maintenant que j’ai une destination de choix pour profiter d’une belle boucle quasi parfaite sur 100km tout pile de trajet. La cathédrale de Meaux me rappelle, par ses abords entièrement piétons qui donnent l’occasion de l’approcher dans une intimité fascinante particulièrement intimidante, et par la lumière qu’elle projette sur les bâtiments tout autour en s’élevant vers le ciel de toute sa belle hauteur, celle ma ville de cœur Köln, dont le Dom est à mon sens la plus belle cathédrale du monde, mais aussi par sa proximité familière à la gare comme l’est le phare, fidèle à son port d’attache. A chaque fois que je suis arrivée par le Thalys en gare de Köln, c’est comme si le train allait pénétrer la cathédrale pour mon plus grand plaisir et lui seul, tant la joie et l’élan de me retrouver à nouveau ici, enfin, au cœur de mes pérégrinations avec ma grand-mère puis seule plus tard, ont nourri mon enthousiasme et ravivé les souvenirs liés à ce lieu sacré, cette ville si spéciale. Aucune autre cathédrale ne m’a jamais fait le même effet hypnotique, ni celle de Strasbourg ou celle de Reims, pas plus que la Santa Croce de Florence ou Notre-Dame, il a fallu que je passe à côté de celle de Meaux sans y prendre garde pour qu’elle m’enveloppe de sa jolie présence. Bien sûr, j’y ai vu un signe, une marque de reconnaissance, un précieux clin d’œil de la vie, comme si ma grand-mère elle-même continuait à m’insufflait son furieux amour depuis là-haut. Noël approche, à présent que je peux me poser et prendre un peu de recul sur l’avant et l’après, je me vois merveilleusement bien revivre mes émotions d’enfance en profitant d’un Avant ici.

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