il te suffit de ne plus prêter attention 
et te voilà soumis par le premier serment
au dernier souverain 
en coton sa couronne
et la constance et l’affection et le courage
parlez-moi d’amour courtois oui soyons galants
restons secrets plus rien 
ne sera impossible
je suis dévouée sans sacrement au désir
la folie de donner sans échange je retourne
au siècle de l’amour
et me fais troubadour
mon rythme cardiaque ne connaît pas le danger
je ne crois plus en rien d’autre qu’au merveilleux

Photo : Jean-Honoré Nicolas Fragonard, "Le Baiser à la dérobée", 1766.

3 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #39

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