Coquilles Saint Jacques et crustacées, Sea food Sexe and Run, Cheese Champagne, nous osons. Pain spécial figue et abricot, pain raisin pistache et noisette, les blagues de la boulangère sympa, des réglisses et des dragibus, le cognac pour flamber les crevettes les plus géantes de l’Equateur, la dernière bouteille de Champagne Pommery qui n’attendait que moi, sa moutarde Pommery et le pourquoi du comment ce même et unique nom plein de saveurs, le comté de Noël qu’on me décline en trois âges et je choisis 30 mois, le Brie de Meaux par lequel tout aura commencé, ça coule d’évidence dans une cadence impeccable, en passant par son stade de 400m vérifiés. La cathédrale de Meaux me donne l’occasion de lire du latin et nous parlons grec au petit matin, Naples doit faire partie de nos projets, l’Italie lui envoie un Panetone, les Etats-Unis nous salue. J’adore préparer la table pour le dîner, mettre une nappe chatoyante et préparer la salade de chou comme le faisait ma grand-mère, remplir nos verres et prendre notre temps, tout le temps, regarder notre film de Noël avec Kristen Stewart et rester encore éveillées l’une contre l’autre. Et enfin, je me réveille à ses côtés, elle dort encore et encore une fois elle me dira qu’elle m’a vu dormir alors que je suis certaine d’être la seule à avoir été éveillée pour la regarder dormir, elle s’emmitoufle dans les draps et refuse même que Radon vienne la réveiller parce qu’il est trop tôt, le chat a passé la nuit sur mes jambes, dans mon creux et à mes pieds, collé contre moi. Je me réveille et je la vois, on est le 25 décembre, c’est Noël, tout ce que je me souhaite, c’est de me réveiller tous les matins du monde, que ce soit Noël parce que je la vois, c’est un cadeau. Elle sort le chien et je retourne préparer la table parce que j’ai toujours aimé faire ça en douce. Faire la surprise aux autres pendant le temps qui m’est imparti pour qu’ils trouvent tout prêt, café et pain grillé, elle a prévu un brunch gastronomique et revient mouillée, la table est mise, elle fait griller les châtaignes et bat les œufs pour l’omelette, il est temps de poser les cadeaux. J’ai des cadeaux pour ses enfants dont je fais à peine la connaissance mais que je trouve géniaux, ce Noël est tout simplement magique parce qu’il est nouveau, je découvre des coutumes qui me deviennent familières, une famille se construirait-elle autour d’habitudes adoptées par tou.t.e.s, je me régale lorsque nous passons à 4 et sans transition de l’Oratorio de Noël à Aka Nayamura. Comment nous en arrivons à lire des cartes postales envoyées pendant la guerre, grivoises ou pas, je ne sais plus, nous faisons une pause entre le saumon fumé et les crustacés flambés, j’ai une envie soudaine et déterminée d’écrire à nouveau à la plume, je ne l’ai pas fait depuis autant de décennies que la Timbale m’accueille dans mon quartier pour profiter d’un moment intime. Je retourne courir au bout de cinq cafetières italiennes vidées, cette fois je retrouve bien l’allée des jolies maisons aux noms féminins, je ne croise pas grand monde dans les rues et j’ai envie de souhaiter un joyeux Noël à la moindre âme que je croise, mon tracé me mène droit à la cathédrale, puis à la boulangerie et je passe par la place du vaccinobus, et je rentre à la Maison.

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