pour autant j’étais vivante 
l’oiseau le savait
et s’en étonnait 
en entonnant son bel hymne
à notre amour tissé si spécialement
presque lisse à travers plis
et intempéries
que son fil doré
pourrait habiller les arbres
de la forêt fauve où sauvages et vagabondes
quand pour la première fois
le chaud soleil roux
a chauffé la voix
de tous ces poèmes de toi
qui m’ont traversée comme un vrai souffle de vie

Photo : Pablo Picasso, « Le baiser », 1925.

2 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #43

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