c’est l’heure humide 

des myrtilles 

par mes doigts effleurées 

du bout troublé de ma pensée 

mieux vaut le mauve 

pour manoeuvrer 

à la lisière de l’éveil 

rester un peu 

veiller

tu dors

dans l’étourdissement des sens 

dessus dessous le rouge 

ronge encore sa colère 

le bleu 

baille d’ennui 

de froid

je ne sais plus

n’y étant pas

je pense pastel 

et passe inaperçue

les pommes en sont vertes

Photo : Paul Cézanne, « Pommes vertes », 1873.

5 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #6

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