et si j’ai tout bien fait j’arriverais alors 
sans m’être retournée 
ni vue dans mon reflet
combien d’années passées depuis l’été dernier 
j’ai tout détricoté 
rejoué toutes les scènes
sait-on un jour vraiment si on est arrivé 
chaque entrée dans le port 
sonne un adieu bientôt
le clapotis des vagues quand j’ai les yeux fermés 
c’est un peu comme d’attendre
le cliquetis tes clés
je joue ma vie entière dans l’ouverture de portes 
dans chaque façade je vois 
une baie par où passer
si tout n’est que passage pourquoi tant se presser 
et si tout est présage 
j’ancre mon ciel en toi

Photo : Joan Miro, « Chiffres et constellations amoureux d’une femme », 1941.
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