je m’y réveille souvent comme dans une vie 
nouvelle sans autre souvenir 
que de m’être endormie
aucun nom ne me vient 
sinon par le parfum soufflé 
comme si le vent apprenait à sourire
la peau et sa douceur sont comme 
les yeux du cœur 
il suffit que mes mains renouent avec les heures
alors je ferme les poings 
et l’énergie s’éveille autour 
d’un nom un seul tout l’univers s’anime
les mots ne sont rien d’autres que des terminaisons 
juste un peu plus nerveuses 
que le bout de mes doigts
je ne veux être liée 
qu’à toi que j’ai touchée je veux 
l’inspiration 
plus vivante que la vie

Photo : Pablo Picasso : « Femme assise à la galette des rois », 1965.
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