je décrète ici le bleu absolu
faites tomber l’azur de vos âmes
allez
oubliez fourniture cahiers stylos
lavez vos yeux et tentons l’horizon 
levons nos ancres
trinquons aux lendemains 
d’ineffables réveils entre deux bleus
le tien opale comme la pierre et le mien
indigo parce que tu l’as dit ainsi
mélangeons le blanc le gris l’orage
à ces vagues sans cesse renouvelées
par la créativité de l’humeur
pour que le bleu l’emporte
sur tout
sur toi
et qu’un turquoise t’apporte 
jusqu'à ma porte

Photo : le port de Tinos.

6 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #96

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