la danse des corps célestes ne me lasse pas 
ni ne me laisse m’élancer pour rattraper 
tout ce temps enlacé 
sur ma piste intérieure
à rêver de bras d’un mouvement de regard
à rêver de ne plus rêver d’aller danser
tout ce temps qui s’en va
sans aller nulle part
je n’y vois pas même à un mètre devant moi
le crépuscule s’est pris les pieds il est tombé
l’aube est bien prévue mais
l’aurore jamais promise
si seulement le ciel pouvait se déchirer
et un éclair un seul illuminer ma nuit
nous irions danser seul
à seul mieux que des dieux

Photo : Henri de Toulouse-Lautrec, "Etude de danseuse", 1888.

2 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #17

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