Le marathon de Paris est dans 10 jours et je ne vais pas pouvoir éviter d’y penser après plusieurs semaines passées à progresser sur 10km, courir des trails puis m’initier au triathlon. J’ai toujours en tête l’abandon au 25e kilomètre en novembre dernier à Athènes parce que la douleur était trop vive et mon bassin pas replacé correctement encore suite au port des semelles, bien sûr je redoute un nouvel abandon ou le rappel soudain d’une blessure ancienne. Et bien sûr aussi je devrais me trouver un lièvre, une coureuse ou un coureur qui me motive sur les 15 derniers kilomètres pour m’inciter à ne pas marcher, continuer à courir malgré tout et quand la tête ne veut plus parce que le corps est en train de lâcher, juste après le passage des tunnels sur les quais, au moment d’entrer dans le labyrinthe sans fin du bois de Boulogne. Mais je n’ose demander cela à personne par peur de ne pas pouvoir suivre et devoir décevoir. Je retourne à la séance de fractionné long spécifique à la préparation marathon, l’entraînement s’effectue en parallèle à celui ciblé sur le trail, c’est l’occasion de s’encourager les uns les autres et j’effectue les 6x1000m en gardant mon rythme de 4,15km/h, à l’écoute des autres. Le changement d’heure fait son effet, le soleil est encore dans les gradins pour nous soutenir. Je n’avais pas pris autant de plaisir au fractionné long qu’en tout début de saison lors d’un entraînement PPG au bois de Vincennes où j’avais enchaîné entre deux minutes de gainage un cycle de 8×1000 avec quatre autres coureurs en mode cohésion et sur un rythme de 4,25km/h. En sortant du vestiaire, je récupère les coupes sans lesquelles j’étais repartie de la course pour l’égalité et du triathlon XS, je repars avec le sourire aussi parce que j’ai pu échanger avec la championne de trail toutes distances du club, une belle personne, adorable et si inspirante. Elle est la seule fille à la séance de trail, il n’y a pas d’autre fille que moi à la prépa marathon. Ce sera le dernier entraînement de fractionné long avant le départ, les dix prochains jours vont me permettre de relâcher la pression, avec une dernière sortie longue dimanche, ce sera tout. Je n’ai pas nagé de puis cinq jours, le club de natation que je viens de rejoindre m’a accordé la possibilité de tester les autres créneaux de mon niveau dans la semaine, c’est ce à quoi j’occuperai ma semaine prochaine, histoire de rester active tout en récupérant un maximum. La fatigue m’a gagnée progressivement depuis que le triathlon, comme une lame de fonds qui rend mes jambes lourdes et mes yeux creusés, j’ai l’impression de flotter dans mes vêtements et à la fois d’être au ralentie, immobilisée par des kilomètres de repos à rattraper sous le soleil. J’espère retrouver la forme non seulement pour le marathon mais surtout pour le stage de triathlon qui débute une semaine après, et qui me donnera enfin l’occasion de sortir mon vélo de course sur les routes de l’Ardèche et de me baigner en eau vive, un programme de folie. Pour l’instant, c’est la responsable du casting de La France a un Incroyable Talent qui me contacte parce qu’elle s’intéresse à la chorale, voilà encore autre chose. C’est la haute saison.

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