quand le poème m’a demandé de l’éplucher
d’en retirer mot après mot la peau le fruit 
et les tissus cousus inventés de toute pièce
je me suis retrouvée seule et fragilisée
et je l’ai écouter me dicter encore que 
le moyen d’arriver à son commencement
c’est d’avoir oublié tout ce qui le précède
j’ai entendu consentement je me suis dit
c’est quoi ce poème pas capable de s’écrire
alors que je m’écris depuis toujours sans lui
il me voit sur la défensive et lui perplexe 
m’explique qu’éplucher signifie faire la peluche

Photo : Joan Miro, « Paysage », 1974.
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4 réflexions sur “Dodéca si et seulement syllabes #46

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