J’ai à peine dormi lorsque j’entends le réveil sonner à 6h pour rejoindre mes collègues à la réception et reprendre la route en direction de l’aéroport de Copenhague. Il fait nuit noire. Dans le doute et la confusion matinale, je n’envoie pas de message comme j’avais pris l’habitude de le faire les jours précédents, j’attends d’avoir pris congés de mes comparses US. Une fois seule, je commence le récit de mes visites de Maison et me rends compte à quel point sa présence m’a portée tout au long de mon joli périple, je la connais si peu et pourtant, j’ai l’impression de l’avoir rencontrée il y a déjà trois éternités tant elle me lit et je la devine. C’est elle qui reprend contact, le ton est descendu, nous venons de vivre une première tension. A présent, il est question de se revoir le lendemain, de savoir si l’envie est toujours là dont il a été question à chaque instant depuis que nous nous sommes quittées cinq jours auparavant, ce manque pour une inconnue qui ne l’est plus vraiment, un peu moins à chaque nouvel échange. Mon propre calme me surprend. Bien sûr que nous allons nous revoir le lendemain, chez moi. Puis le samedi soir chez elle, pour y fêter son anniversaire avec tous ses amis que je connais encore moins qu’elle, ou comment passer du trois fois rien à la présence indispensable. Mieux, je sèche la dernière course de la saison, l’un des nombreux 10km du bois de Vincennes « Courir pour le plaisir », pour celui, plaisir infini, de prolonger le bonheur d’être avec elle.

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